đŸ‡«đŸ‡·đŸŽ–ïžđŸ—“ïž COMMEMORATION DE L’ARMISTICE DE 1918

En cette pĂ©riode particuliĂšre de confinement, les cĂ©rĂ©monies de commĂ©moration de l’armistice de 1918 se sont dĂ©roulĂ©es Ă  Villefrancoeur dans des circonstances adaptĂ©es.

Les porte-drapeaux volontaires, ainsi qu’une partie du conseil municipal ont procĂ©dĂ© Ă  une cĂ©rĂ©monie simple dans la brume de novembre.

Discours :

C’était il y a un siĂšcle.

Ce 10 novembre 1920, la Grande Guerre est achevĂ©e depuis deux ans. Dans la citadelle de Verdun, Auguste THIN, soldat de deuxiĂšme classe et pupille de la Nation, dĂ©pose un bouquet d’Ɠillets blancs et rouges sur le cercueil d’un soldat. Un parmi tous les combattants des Flandres, de l’Artois, de la Somme, du Chemin-des-Dames, de Lorraine, de la Meuse
 Un de ces braves ! Un des poilus qui participa Ă  une interminable guerre. Un de ces Français qui Ɠuvra Ă  la tĂąche incommensurable de la Victoire.

Un parmi des milliers qui est devenu le Soldat inconnu.

Le 11 novembre 1920, le peuple de France l’accompagne solennellement sous les voĂ»tes de l’Arc de Triomphe. La patrie, reconnaissante et unanime, s’incline respectueusement devant son cercueil, en saluant la mĂ©moire de tous les soldats morts sous le drapeau tricolore.

Quelques mois plus tard, il Ă©tait inhumĂ©. Depuis 1923, la Flamme du Souvenir veille, nuit et jour, sur la tombe. Chaque soir, elle est ravivĂ©e pour que jamais ne s’éteigne la mĂ©moire. La sĂ©pulture du Soldat inconnu est devenue le lieu du recueillement national et le tombeau symbolique de tous ceux qui donnent leur vie pour la France. Cet anonyme reprĂ©sente chacun de nos morts et tous nos morts en mĂȘme temps.

Cette mĂ©moire vit Ă©galement dans chacune de nos communes, dans chaque ville et village de France, dans chacun de nos monuments aux morts, dans chacun des cimetiĂšres, dans nos mĂ©moires familiales. Elle vit dans l’Ɠuvre de Maurice GENEVOIX qui entre aujourd’hui au PanthĂ©on. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique l’a souhaitĂ© en l’honneur du peuple de 14-18.

Maurice GENEVOIX n’entre pas seul dans le temple de la Nation. Il y entre en soldat des Eparges, en Ă©crivain et en porte-Ă©tendard de « Ceux de 14 Â». Il y entre avec ses millions de frĂšres d’armes, ceux dont il a immortalisĂ© le souvenir, l’hĂ©roĂŻsme et les souffrances. Il y entre avec toute la sociĂ©tĂ©, de la premiĂšre ligne Ă  l’arriĂšre, mobilisĂ©e face Ă  l’adversitĂ© et qui a tenu avec une admirable endurance.

8 millions de soldats combattirent sous les couleurs de notre drapeau, aucun d’entre eux ne revint totalement indemne. Des centaines de milliers furent blessĂ©s dans leur chair comme dans leur Ăąme. 1 400 000 tombĂšrent au champs d’honneur. Nous ne les oublions pas. Inlassablement, nous les honorons.

Chaque 11 novembre, la Nation rend Ă©galement un hommage solennel Ă  tous les morts pour la France, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Chaque annĂ©e, nous rappelons leur nom.

Chaque 11 novembre est un moment d’unitĂ© nationale et de cohĂ©sion autour de ceux qui donnent leur vie pour la France, de ceux qui la servent avec dĂ©vouement et courage. En ces instants, au souvenir des Ă©vĂšnements passĂ©s et aux prises avec les Ă©preuves de notre temps, nous nous rappelons que c’est tout un peuple, uni et solidaire, qui fit la guerre, qui la supporta et en triompha.

GeneviÚve DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprÚs de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants

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